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SCRAP SANCTUARY

Challenge scrap d'inspiration féérique, gothique, celtique

Le corset...et son histoire

Posté par Candyneige le 21 décembre 2008

CATEGORIE : Candyneige

Une petite rétrospective du corset, encore très utilisé aujourd'hui, dans la milieux Gothiques, celtiques... ou tout simplement pour être belle et sexy !

Le corset apparut pour la première fois dans la civilisation minoenne (vers 1700 av JC). Il aplatissait la jupe sur les hanches, affinait la taille, et mettait la poitrine en valeur. On découvrit même une sorte de corset en plaques de métal, datant de 1800 av JC. Des robes que l'on découvrit révélèrent, par leur taille excessivement petite, que les femmes minoennes ont porté le corset jusqu'en 1170 av JC, et même plus tard

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Ce n'est qu'au milieu du XVIe siècle que le corset revint à la mode. Le corset espagnol (ancêtre du corset Elizabethain) était rigidifié devant par des planchettes de bois ou de métal, il aplatissait la poitrine et allongeait la taille de façon à la rendre très fine.

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Les corsets du XVIe siècle pouvaient être comparés à de véritables armures: des cages de fer à charnières, très inconfortables.
A partir de l'ère de Catherine de Médicis, on les remplaça par de l'acier flexible, puis par des baleines et un busc central en métal, os ou bois.

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En France de 1574 à 1589, même les hommes s'étaient mis au corset! Les baleines et les corsets contractaient la taille et le doublet (vêtement porté près du corps, manteau rembourré) avec une bombarde afin de créer la forme de ventre bombé.
Le style français pour les femmes avait une tendance plus extrême pour le corset, allant du bas de la silhouette et donnant un tour de taille excessivement long et mince.

A ce stade, on échappe au corset-armure, et la confection devient plus fine. Mais encore faut-il savoir ce qu'est un busc ou une bombarde.

Busc: souvent constitué d'une longue plaque de fer (auparavant os ou bois) il existe en un seul tenant, mais on trouve aussi des buscs dégraffables composés de deux plaques.

Corps baleiné: composé de tissus (très souvent coton à l'intérieur, satin cuir ou vinyle à l'extérieur), il est rigidifié par des baleines, plus ou moins nombreuses et souples.

Oeillets: ils sont renforcés par la présence d'une baleine perforée dans l'épaisseur de tissu, ils sont indispensables au laçage et au réglage de la taille du corset.

Bretelle: très présente durant la renaissance, elle a cependant été abandonnée dans les modèles victoriens et edwardiens dans un souci esthétique (décolletés).

A partir du règne de Louis XIV, la construction du corset subit de nombreuses variantes. Tout d'abord, les robes dénudèrent les épaules, supprimant ainsi le plus souvent l'usage de bretelles. On pouvait le dégraffer sur le devant, enfin sur les côtés du devant en forme de V pour être plus précis. Les ourlets du bas étaient découpés en basques (sortes de languettes) pour permettre au corset de s'adapter à la forme des hanches. Tout le monde (ou presque) pouvait le porter: femmes, hommes, enfants. Avec pour ces derniers, des corsets particulièrement rigides, destinés à préformer leur anatomie pour les corsets adultes.

Le décolleté devint pigeonnant, dévoilant une poitrine généreuse, même pour les femmes assez maigres qui voyaient alors leur atout de séduction mis en valeur. Certains modèles étaient lacés devant et derrière, et permettait aux femmes corpulentes de le régler à leur taille.

Remarque: Tous les corsets, sous l'Ancien Régime, sont confectionnés par des hommes. Noter aussi que les dames âgées qui ont renoncé à plaire n'en portent généralement plus.

Avec l'arrivée des révolutions, le port du corset fut grandement contesté, et traité comme un instrument de torture, notamment par Jean-Jacques Rousseau. Une version nouvelle du corset arriva, plus courte et moins contraignante, nommée le "corset à la Ninon".

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Après 1810, le corset réapparut. La taille devint plus prononcée en 1816 avec l'apparition du "corset de divorce". Le nom est trompeur (eh oui il ne séparait pas mari et femme car le divorce n'existait pas encore); il permettait de séparer les seins. Il consistait en une pièce triangulaire de fer ou d'acier, rembourrée et avec des cotés courbes, la pointe se dirigeant vers le haut, les séparant et produisant la forme grecque.

C'est curieux comme il nous rappelle étrangement le premier corset de l'histoire, inventé dans la civilisation minoenne.

Les œillets métalliques vinrent renforcer les corsets en 1828, ce qui diminua grandement l'usure du tissu au niveau du laçage. En 1839 un renfort élastique de substance végétale a été inventé, à la place des fils de cuivre a présent utilisé pour les bretelles, hauts de gants, corsets... Il est dit fait en caoutchouc des Indes.

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1835 commença la procédure d'allongement de la taille à l'aide d'os de baleine et de fer. Le corset n'était pas uniquement par dessus la poitrine, mais aussi par dessus l'abdomen et du bas du dos aux hanches avec un grand busc de bois, de métal ou d'os de baleine, traversant tout le devant du vêtement. Ils augmentèrent en longueur par degré.

Vers 1850, les petites baleines étaient utilisées dans les corsets. Ils étaient minutieusement taillés, avec des goussets élastiques intégrés. Une fermeture sur le devant avec des loquets souples fut montrée à l'exposition de 1851. Il y avait le 'corset amazone' qui avait un laçage élastique se détendant à chaque respiration et pouvant être raccourci de 9 cm en tirant sur une ficelle dissimulée. Les vêtements étaient restrictifs, couvrant les femmes de multiples couches et endommageant leur santé avec cette constriction.
Durs et difficiles à coudre, les corsets étaient toujours faits par les artisans spécialisés ou par les couturiers. Vers le milieu du XIXème siècle ils furent produits en grande quantité par l'industrie. On retient tout particulièrement un slogan dont les sujets cachés étaient les seins "Contient les forts, soutient les faibles, ramène les égarés"

A partir de 1860, la taille fine redevint un élément de séduction et les corsets retrouvèrent leur pouvoir avec deux fois plus d'importance. C'est le début du corset edwardien. La taille devient extrêmement fine, les hanches et la poitrine sont rehaussées. L'effet esthétique est la fameuse "taille de guêpe". De 1873 à 1889, le busc s'élargit sur le ventre à 6 ou 8 cm et prend une forme de poire, ou de cuillère. En 1878, les jarretelles cousues en bas du corset et attachées aux bas commencèrent à remplacer l'utilisation des jarretières. En 1882, les jarretelles sont faites de satin et d'élastique avec des clips dorés.
En 1886 un corset de soie de couleur abricot et bleu paon était la couleur préférée. Dans les années 1890, le jaune était de tendance. A partir de 1890, le corset était toujours porté par dessus les jupons et était minutieusement décoré de volants et de rosettes colorées.

L'ambition des filles était d'avoir à leur mariage, une taille n'excédant pas le nombre d'année de leur âge (le tour de taille était mesuré en pouces sachant que 1 pouce = 2,5 centimètre). D'immenses manches aidaient à créer l'illusion. En 1892, il était dit :
"Rien n'est plus approprié pour la silhouette ; la taille semble infinitésimale".
La mode décréta que les hanches très larges devaient prédominer avec une taille distinctement diminuée. Les dessous étaient rendus droits, donnant un soutien à la silhouette, mais la laissant souple et pleine de grâce et de souplesse, accompagnés d'un rétrécissement de la hauteur du dos permettant l'extension de la poitrine. Pour la mode victorienne, le nouveau corset à devant droit était essentiel, apportant la rigueur de la silhouette tant admirée. Les caractéristiques de celui-ci étaient que bien que lissant la ligne en dessous, il donnait toute sa splendeur à la poitrine de ce fait améliorant le charme et l'allure. Le corset est très serré à la taille: le tour de taille des élégantes varie entre 46 et 60 cm (Vénus de Milo: 80 cm!).

The English Women's Domestic Magazine dit : 'Si vous voulez qu'une fille grandisse gentiment et de façon féminine suivant sa manière et ses sensations, ''lacez-la serré'' '. Le célèbre "lacez-la serré" a souvent été cité comme preuve que les filles et les femmes de l'époque victorienne étaient forcées d'éprouver la douleur de l'écrasement des côtes comme méthode délibérée de l'oppression féminine. Il est par conséquent temps de rompre le mythe des tailles de 40 cm comme référence pour penser aux femmes du XIXème siècle. Beaucoup de lettres de The English Women's Domestic Magazine contiennent les mots "discipline", "restriction", "contrainte", "souffrance", "douleur", "torture", "agonie", "soumission" et "victime". Une petite taille seule n'était pas assez pour certains correspondants, qui discutaient que 'la moitié du charme de la petite taille ne venait pas, en dépit de, mais justifiait le fait d'être fortement lacé, 'plus il est serré meilleur c'est'. Selon une biographie moderne, l'Impératrice Elizabeth d'Autriche avait un tour de taille de 50 cm. Elle était obsédée par son régime et d'améliorer son tour de taille. Elizabeth représentait le prestige et encore aujourd'hui envers les enthousiastes du corset.
Le saviez-vous? La taille de guêpe est dangereuse! Un journal parisien de 1859, rapporte un fait divers :
"Une jeune femme, dont toutes les rivales admiraient la finesse de la taille, mourut 2 jours après le bal. Qu'était-il arrivé ? Sa famille voulut savoir ce qui avait causé cette mort subite, à un si jeune âge et il fût décidé de pratiquer une autopsie. Le résultat fut étonnant : Le foie avait été percé par 3 côtes ! Voilà comment on peut mourir à 23 ans, non pas par typhus ou en accouchant, mais à cause d'un corset. "

La plupart des hommes du XIXème siècle ne portaient pas de corset. Des ceintures corsets existaient cependant. Dans les années 1820 en particulier, les dandys parfois portaient des corsets (baleinés et lacés dans le dos) dans le but d'obtenir un corps en sablier. Parfois les corsets d'homme étaient justifiés pour des raisons de santé tels que les "mal de dos". Ils étaient également recommandés aux fortes personnes. En 1910 Photos Bits publia plusieurs numéros spéciaux sur les " tailles minuscules ", l'un d'entre eux envisagea le possibilité de fonder un club sur les corsets et une ligue Minéenne dans le but de promouvoir le laçage serré masculin.
Au tout début du siècle, la ligne naturelle était accentuée par un busc droit devant, et une courbure très exagérée du dos. Le corset prenait appui sur le bassin, ils soulageaient l'estomac, mais pas les lombaires.

A partir de 1909, la mode subit un gros changement. Le corset devint droit, aplatissant les formes le plus possible. Toutes les courbes naturelles du corps furent supprimées. Ce genre de corset n'était pas très pratique car il s'étendait du buste jusqu'à mi-cuisse, et l'on peut imaginer les acrobaties nécessaires à ces dames pour monter des marches ou satisfaire des besoins naturels.
Les années 1925-1927 ont eu une apparence asexuée et s'en était fini avec ces cages inflexibles. Les femmes a présent confrontées aux hommes doivent apparaître plus masculines ou moins féminines. L'apparence de la mode dans les années 20 était mince et droite avec une brassière aplatissant et dissimulant partiellement les seins. Le corset produisait une compression des fesses assurant un effet amincissant

L'inox

Les baleines en acier inoxydable remplacèrent celle en os de baleine. En 1912, de nouveaux aciers recouverts de caoutchouc ou de celluloïd était retenus, et les usines d'os de baleine ne reprirent jamais leur souffle.

Le latex

Le développement du latex par Dunlop en 1932 était un véritable changement pour la corsetterie. Ces nouvelles ceintures extensibles dans les deux sens étaient accueillies avec enthousiasme, car elles donnaient une parfaite liberté de mouvement sans aucune contrainte. Associé à la fermeture éclair, le résultat fut que les gaines rangèrent les corsets au rang d'antiquité.

En 1917, les Américaines répondent à l'appel du War Industries Board en renonçant à acheter des corsets à baleines d'acier, libérant ainsi 28 000 tonnes de métal, de quoi construire 2 cuirassés.
La seconde guerre mondiale ayant porté le coup de grâce à l'extinction du corset, toute la place fut laissée au "soutien-gorge" et autres gaines.

Le corset, comme les chaussures, fut l'un des premiers objets à être traité comme fétichiste, et reste l'un des plus importants parmi ces modes. Il a éveillé plus de contrevérités qu'aucun autre objet n'a réussit à le faire. Il est aujourd'hui porté par les "non-conformistes" qui souhaitent changer la forme de leur corps et obtenir un esthétisme idéal. Les "identificateurs", qui associent le corset à la féminité et aux sous-vêtements féminins. Les troisièmes sont les masochistes qui se lacent serré afin de créer une gêne érotique. Des superpositions existent entre ces catégories, et certaines personnes ne se trouvent pas nécessairement dans une catégorie. Il y a aussi les disciples de la mode, moins nombreux aujourd'hui, qui s'habillent comme au XIXème siècle.

Le laçage attirait les couturiers. Dans les années 50 le couturier Jacques Fath a crée une robe du soir en satin rose avec le laçage du corset dans le dos. Le couturier Jean Paul Gautier est connu pour le corset à bonnets pointus qu'il a conçu pour Madonna. Son influente collection été de 1987 mettait en scène de nombreux corsets. Il créa aussi un grand nombre de robes à corset en cuir avec le laçage de haut en bas - un style auparavant utilisé dans la photographie pornographique des années 30. La bouteille de son parfum est de la forme de l'un de ses corsets.

Les femmes portant un corset aujourd'hui plus encore le portent dans le but de séduire. Correctement ajusté il sait se faire discret voire invisible. Il reste cependant inadapté aux conditions de vie actuelles. Il semble évident que porter un corset durant une journée de travail n'est pas évident de par son incommodité

Cependant :
Il affine la taille et procure des formes plus féminines.
Il rehausse et maintient la poitrine.
Il soulage le dos.
Il donne de l'ampleur aux hanches.
Il peut rendre un ventre plat.
Il procure un comportement plus majestueux.
Il exalte les papilles de votre conjoint(e).
Il permet d'affirmer sa féminité

Le corset, et tout particulièrement de style Victorien et Edwardien, a pour fonction de réduire le tour de taille, entraînant l'affaissement des côtes flottantes, et la déformation des organes internes. S'il est trop serré, il peut conduire à des fractures de ces côtes qui peuvent à leur tour perforer un poumon ou le foie, ou l'estomac, et à long terme causer la mort.

Heureusement le corps possède des alarmes. La douleur est présente pour prévenir ces accidents, il est donc important de ne pas l'ignorer si elle devient un tant soit peu trop intense. Une petite gêne est certes inconfortable, mais s'il n'y a pas de douleur, le corset n'est pas dangereux
Le diaphragme est lui même indirectement affecté par l'augmentation de la pression, ce qui augmente une tension dans la structure. Il est cependant extrêmement difficile de l'endommager.

Le foie est toujours dit comme étant l'organe tourmenté, en raison de sa modification de forme et de la rotation qu'il subit. Chez un individu en bonne santé, il se renouvelle lentement tout le temps. Faisant ainsi, il s'adapte en permanence a la forme du corps. Ces changements peuvent être des gains ou des pertes de poids. En conséquence le foie d'une femme avec un tour de taille de 50 cm sera plus petit qu'il ne l'était avant avec une taille de 68 cm.

L'estomac, lorsqu'il est vide est tout petit et occupe peu de place. L'enveloppe rigide du corset va le forcer à aller vers le bas, mais en même temps lui ajouter une pression extérieure. Notez que l'estomac fonctionne de par lui-même par des contractions de muscle et produit lui même une force. Mais si celle du corset est trop importante, elle peut entraîner des remontées d'acide gastrique et causer des brûlures, voire même des ulcères.

Le gros intestin est l'organe le plus affecté, et des précautions doivent être prises pour prévenir certains problèmes. En effet, dans cette partie des intestins, la matière est plus dure car à ce stade de la digestion elle contient moins d'eau. Une trop forte pression du corset entraine le pincement du colon et d'atroces douleurs, et peut parfois mener à une déchirure de ses parois.

L'intestin grêle n'est en général pas affecté, permettant plusieurs passages à travers la taille, créant des alternatives à certains pincements de canaux. L'intestin grêle est normalement mobile, depuis les mouvements du corps, mais aussi de la digestion. Il y a donc de grandes réserves.

Les poumons sont écrasés vers le haut, la capacité respiratoire est fortement diminuée. De plus, ils écrasent le coeur dont les battements deviennent plus pénibles.

Au XVIIe siècle, le corset était souvent divisé en deux parties: le corps baleiné et le corps souple.

Napoléon étant révolté contre la "torture du corset", il voulut l'abolir totalement, mais cependant, on continua à le porter sous la forme d'un blanc corset avec très peu de baleines. Il remontait la taille en dessous des seins, libérant ainsi le ventre.

Corset à la Ninon

Forme la plus évoluée du corset Edwardien, c'est aussi la plus contraignante, elle fait saillir la croupe et le ventre par une cambrure excessive des lombaires, ce qui peut causer des maux. On observe que sa forme est pourtant assagie, durant la période de transition vers le corset victorien.

La particularité du corset victorien est son busc droit comme un bambou qui force le bassin vers l'arrière, faisant ainsi reposer le corset sur les hanches. La poitrine est poussée en avant et donc, mise en valeur. Le corset démarre en dessous des seins, et descend jusqu'à mi-cuisse, rendant la position assise aussi inconfortable qu'à la renaissance. On remarque que progressivement, le modèle victorien va réduire le tour de hanches et affiner la silhouette entière.

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Commentaires

    Génial toutes ces explications j'ai appris pleins de choses très intéressantes Un grand merci Candyneige pour ce partage !!!!!
    Bisous à vous 3
    Isa

    Posté par melusine64, 22 décembre 2008 à 12:55
  • super ta retrospective sur les corset
    merci
    et joyeuses fêtes

    Posté par titisonia, 22 décembre 2008 à 16:05
  • dis moi que l'image de vionat est un montage que cette fille n'a pas une petite taille comme ça. C'est terrible. C'est un instrument de torture pas de beauté, intéressant certes, effrayant de mal mener son corps comme ça.Je vais me faire huer.Bisous

    Posté par christ, 22 décembre 2008 à 16:41
  • Waouhhh très intéressant merci!!!!Bizzzzz

    Posté par Nicole, 22 décembre 2008 à 16:53
  • Bravo Candyneige, c'est un super article, très intéressant et bien documenté que tu nous as concocté là! Bises

    Posté par P'tite Plume, 22 décembre 2008 à 18:22
  • J'ai beaucoup aimé lire ce sujet. Très intéressant et très instructif. Merci beaucoup Candyneige.

    Posté par Mimi, 22 décembre 2008 à 18:42
  • Un sujet très instructif, merci pour tes recherches minutieuses... perso je n'arrive pas à comprendre que l'on veuille se "détruire" en affinant sa taille excesivement mais bon... il en faut pour tout les goûts n'est-ce pas???

    Scrapbizz et à bientôt
    Jolia

    Posté par Jolia, 22 décembre 2008 à 21:03
  • Quelle torture !!! Merci beaucoup pour le cours historique...Bizzz

    Posté par Sam/Sandra 44, 22 décembre 2008 à 22:58
  • j'ai tout lu !! je trouve ça super intéressant ! merci ! bises

    Posté par carina, 13 février 2009 à 22:58
  • Excellente r�trospective du corset � travers les �ges...
    Ceci dit je trouve qu'il manque un d�veloppement sur le port du corset aujourd'hui.

    Il faut savoir que contrairement aux id�es re�ues, un corset peut ne pas �tre une contrainte du tout et m�me �tre agr�able � porter.
    Gr�ce � des innovations modernes les baleines s'adaptent aux courbes du corps et ne risquent plus de blesser.
    Les coupes dangereuses pour les organes ne sont plus utilis�es (ou peut-�tre par quelques passion�es ?) et il est tout � fait possible de porter le corset au quotidien, ce que je fais presque (pas tous les jours mais tr�s souvent), et ce bien que je doive rester assise.

    Ce n'est pas la torture que l'on s'imagine...
    Et il est plus facile qu'on le pense d'obtenir une r�duction importante du tour de taille et ce uniquement gr�ce � un patron bien con�u et une coupe adapt�e � la morphologie.
    Il n'est donc pas du tout n�cessaire de souffrir pour avoir une taille mince comme sur la radio de cet article, un corset de qualit� m�me tr�s peu serr� offre d�j� des courbes magnifiques...

    Les personnes qui le portent 24h/24 (sauf pour se laver bien s�r) afin de parvenir au bout de quelques ann�es � imprimer cette forme � leur corps sont toutefois encore assez nombreuses mais font aujourd'hui plut�t partie du milieu alternatif, burlesque ou encore f�tichiste, etc., de par la nature de cette fa�on de le porter qui devient en soi une r�elle modification corporelle.

    (Ceci dit, le corps retrouve sa forme naturelle au bout d'un certain temps pass� sans porter de corset, ce n'est pas une modification irr�versible...)

    Enfin bref je m'�gare... J'esp�re juste que certain(e)s d'entre vous cesseront de voir le corset comme un instrument de torture et rien d'autre, il a bien des qualit�s et sait se r�v�ler confortable � agr�able � porter � condition qu'il soit taill� sur mesure !

    Posté par Lyz, 09 juin 2009 à 00:19
  • Spécialiste de la mode d'Ancien Régime, je me permet de corriger une erreur...

    Les corps à baleine au XVIIIe sont confectionnés par hommes ET femmes !
    Dès 1675, les couturières de Paris principalement mais à Rouen également) ont bataillé fermement pour pouvoir coudre pour leur genre aussi bien les habits que les corps. La bataille a été longue, mais elles ont été exaucées.

    Pour référence, mon mémoire, mais aussi les recherches de Clare Haru Crowston, historienne à l'université d'Illinois, et son ouvrage "Fabricating women, The seamstress of Old Regime France" qui le détaille pour la France entière.

    Posté par Bran, 30 septembre 2010 à 13:47
  • Spécialiste de la mode d'Ancien Régime, je me permet de corriger une erreur...

    Les corps à baleine au XVIIIe sont confectionnés par hommes ET femmes !
    Dès 1675, les couturières de Paris principalement mais à Rouen également) ont bataillé fermement pour pouvoir coudre pour leur genre aussi bien les habits que les corps. La bataille a été longue, mais elles ont été exaucées.

    Pour référence, mon mémoire, mais aussi les recherches de Clare Haru Crowston, historienne à l'université d'Illinois, et son ouvrage "Fabricating women, The seamstress of Old Regime France" qui le détaille pour la France entière.

    Posté par Bran, 30 septembre 2010 à 13:47
  • Bonjour je travaille aussi sur le corset pour mon tpe et mon bac donc je te remercie de me permettre de completer mes sources J'ai reussi a me procurer un veritable corset fait main pour mon oral qui a lieu dans une semaine . Tres interessant !!!Chapeau ^^

    Posté par Nao, 27 mars 2012 à 19:36
  • Petit renseignement

    bonjour, j'ai beaucoup aimé la rétrospective de l'histoire du corset. le sujet de mon TPE est le corset et je voudrais connaitre le nom du journal parisien qui a publié le fait divers concernant la mort de cette jeune fille. merci d'avance. Encore bravo

    Posté par Girl, 22 février 2014 à 13:29

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